L’invisible n’est pas inexistant

Un dispositif à gravité inédit.
Une écriture théâtrale qui nomme et déploie différents régimes d’imagination.
Une fiction qui met en scène des résistances humaines et intimes.

dès le 19 septembre 2024 au Théâtre Varia, Bruxelles
puis en novembre 2024 au Festival Impact à Liège et à L’Ancre Charleroi 

Eva, 43 ans (Florence Minder) est une pirate de la vie, elle fait tous les jobs. De l’enregistrement d’audioguides pour la commune dans laquelle elle vit, en passant par sage-femme de la mort (deathwive) jusqu’au porno queer. Elle est brillante mais décalée. Avec une santé mentale un peu fragile, elle invente des actions concrètes qui brouillent les écrans du néolibéralisme. La mort ne lui fait pas peur.

Rinus, 39 ans (Lode Thiery) est un ingénieur gravement malade, li est pressé de transmettre des outils d’imagination exploratoire à sa fille, Moïra. Des outils qu’il connaît, et les seuls qu’il juge utiles pour que son enfant puisse faire face au futur qui l’attend. lI est passionné d’astrophysique. La folie ne lui fait pas peur.

Moïra, 9 ans (Lucile Charnier) grandit dans un monde dont on lui dit qu’il sera fait de catastrophes naturelles, de famines et de guerres. Elle fait partie de la génération invisible celle que les adultes ne veulent pas voir, celle qui n’a pas accès aux urnes alors que c’est son futur qui est en jeu. A travers divers subterfuges esthétiques, Moïra sera souvent rendue invisible, floue ou partiellement distinguable au public et aux deux autres personnages.
Pourtant elle ne cesse d’inventer des mondes. Son rapport à l’invisible est encore très poreux : elle y entre et en sort très facilement. L’obscurité ne lui fait pas peur.

Ces trois êtres vivent sur une planète Terre qui s’autodétruit. Eva, francophone et Rinus, néerlandophone ne sont pas un couple mais des amis qui se soutiennent.
lels s’exercent à attraper des objets au vol, à grimper aux arbres, s’entraînent à la joie et à l’humour, et savent comment faire diversion. Nous assisterons à leur vie quotidienne, à leur jeux d’imaginations, à leurs combats individuels et à des éclats de leurs vies oniriques. À travers leurs vies nous traversons l’invisible et l’indicible, territoires à défendre, à découvrir, à dévoiler.

Dispositif
Avec l’aide de deux ingénieurs, nous avons construit des lampes dont l’énergie est générée par la gravité.
Un poids de 200 kilos chute lentement depuis 7mètres de hauteur. Elles serviront à éclairer tout un pan du récit. La lumière générée par la gravité, et l’obscurité concomitante au poids qui touche le sol et interrompt le flux énergétique seront des outils dramaturgiques déterminants et inédits.

design and development by thisishomemade.be

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